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La Coupe du Monde est terminée, les supporters des quatre coins de la planète sont rentrés laissant derrière eux les gigantesques stades vides. Que reste-t-il à l'Afrique du Sud? Est-ce qu'un tel événement peut être positif pour un pays dont la situation économique et sociale est si fragile?
Le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) a décidé lundi 21 décembre d’autoriser l’exploitation illimitée de la centrale nucléaire de Mühleberg. C'est avec consternation que les Jeunes Vert-e-s Neuchâtel ont pris connaissance de cette décision.
Les cantons de Neuchâtel, de Fribourg ainsi que la ville de Berne s’étaient opposé à cette prolongation. De plus, le peuple vaudois s’est exprimé sur ce sujet lors des votations du 29 novembre 2009 et il a clairement rejeté l’exploitation illimitée de la centrale à plus de 64%. Seul les cantons de Berne et de Soleure ont donné un avis contraire.
Le DETEC fait donc fi de la volonté de la majorité du peuple et des cantons et s’entête à mettre en danger la population. En effet, la centrale de Mühleberg est une vraie passoire. De multiples fissures ont été constatées sur certaines soudures du manteau du cœur du réacteur. La centrale ne répond plus aux normes actuelles en matière de sécurité.
De plus, les études officielles de l’Université de Mayence, en Allemagne, ont montré que les probabilités de cancers et de leucémies sont plus grandes dans les régions proches des centrales nucléaires. Cela se vérifie dans le district de la Broye qui recense un nombre élevé de cancers.
Cette décision est donc un mauvais signal. Au lieu de favoriser le développement des énergies renouvelables et de se tourner enfin vers l’avenir, le DETEC s’entête à favoriser l’utilisation d’une énergie nucléaire utilisant de l’uranium importé (matière première tout aussi limitée que le pétrole) et qui a demandé de longs et polluants trajets. De plus, la question du traitement des déchets radioactifs n’est toujours pas réglée et n’est pas prête de l’être. Nous laissons donc aux générations futures le soin de régler un problème insoluble alors que nous pourrions dès aujourd’hui dire stop.
JUSQU'A QUAND ALLONS-NOUS CONTINUER SUR CETTE VOIE ?
Les JVNE dénoncent fermement cette décision, car elle va à l’encontre de tout bon sens. Ils annoncent d’ores et déjà qu’ils s’engageront activement lorsque la décision de construire une nouvelle centrale sur sol helvétique sera d’actualité, visiblement en 2013.
(Voir également sur le même sujet le texte de Christian Van Singer dans l'édition du Temps du 24 novembre 2009)