Le lundi 8 mars, nous fêtons la journée internationale des droits de la femme. Créée il y a 100 ans, cette journée reste d'actualité car l'égalité entre les femmes et les hommes n'est toujours pas atteinte. En Suisse, nous demandons l'égalité des salaires, des structures d'accueil pour les enfants et un congé parental payé! Manifestation des femmes le 13 mars à Berne...
Révision de la LACI
Les JVNE sont inquiets des mesures prévues par les parlementaires fédéraux dans le cadre de la révision de la LACI. Ils ont organisé avec les Jeunes Vert-e-s Suisse une action au Palais fédéral le mardi 2 mars. Plus de détails...
Le 7 mars 2010, la population suisse devra se prononcer sur les trois objets suivants:
L’article constitutionnel concernant la recherche sur l’être humain
L’initiative pour l’institution d’un avocat de la protection des animaux
L’adaptation du taux de conversion minimal de la prévoyance professionnelle.
Article constitutionnel concernant la recherche sur l’être humain
L’article constitutionnel concernant la recherche sur l’être humain a été le sujet des prochaines votations le plus controversé au sein des Verts. Le parti national a décidé de laisser la liberté de vote à ses membres après un vote extrêmement serré en assemblée des délégués. Mais pourquoi donc cet article, qui vise à protéger la dignité humaine tout en garantissant la liberté de recherche, divise autant nos membres ?
Contrairement à l’UDC qui rejette cet article car il le trouve trop restrictif et ne laisse pas assez de place à la liberté de recherche, les Verts trouvent qu’il ne protège pas suffisamment les personnes les plus faibles, à savoir les personnes « incapables de discernement » (les enfants, les personnes handicapées, etc.)
L’article proposé est divisé en deux alinéas. Le premier donne la compétence à la Confédération de légiférer sur le sujet en veillant à protéger la dignité humaine et en tenant compte de l’importance de la recherche. Pour beaucoup de parlementaires, l’article constitutionnel aurait pu se limiter à cet alinéa. Or, un second alinéa concernant uniquement la recherche sur les personnes vivantes (alors que le reste de l’article inclut également le matériel biologique humain, les embryons et les fœtus et les personnes décédées) y a été ajouté. Cet article pose les bases de quatre principes qui devront être respectés dans la législation :
- Toute personne doit donner son consentement éclairé et tout refus est contraignant
- Les risques ne doivent pas être disproportionnés par rapport aux bénéfices
- La recherche sur les personnes incapables de discernement n’est autorisée que si elle ne peut pas être effectuée sur d’autres personnes
- Une expertise indépendante doit être effectuée sur tout projet de recherche
C’est le troisième principe qui a posé problème pour une minorité de parlementaires menée par la bâloise Verte, Maya Graf. Effectivement, il est prévu dans cet article constitutionnel que des projets de recherche peuvent être effectués sur des personnes incapables de discernement sans bénéfices directs pour elles.
Les Jeunes Vert-e-s et les Jeunes Vert-e-s Suisse ont décidé de recommander le OUI à cet article car ils estiment essentiel que des conditions-cadre strictes soient fixées rapidement au niveau fédéral dans ce domaine où l’éthique manque parfois cruellement. Ils espèrent néanmoins que la loi qui appuiera cet article saura protéger dignement les personnes les plus faibles contre certaines dérives.
Action pour l'avocat des animaux
Dans le cadre des votations du 7 mars, les Jeunes Vert-e-s Neuchâtel ont déambulé dans les trois villes du canton le samedi 20 février pour soutenir l'initiative pour l'institution d'un avocat de la protection des animaux. La presse régionale était présente, notamment RTN et surtout Canal Alpha.
Non à l'abaissement du taux de conversion minimal de la prévoyance professionnelle
Le taux de conversion fixe la rente qui vous sera versée lors de votre retraite en fonction du capital que vous aurez épargné durant votre vie. Plus ce taux sera bas plus votre retraite sera mince.
- Depuis 2005, le taux diminue petit à petit pour passer de 7.2% à 6.8% en 2014. Cette première diminution, justifiée par l’augmentation de l’espérance de vie, était nécessaire et n’a pas été combattue. La diminution du taux à 6.4% d’ici à 2016 n’est par contre pas justifiée.
- Une partie de l’argent des caisses de pension s’est envolé lors de la dernière crise. Ce n’est pas à nous de payer les erreurs de placement des assurances.
- La baisse prévue profitera en grande partie aux assurances et aux actionnaires.
- En cas d’acceptation de la baisse du taux, il sera impossible de revenir en arrière et de faire remonter le taux.
Pour toutes ces raisons, les Jeunes Vert-e-s Neuchâtel vous invitent à voter NON à l’abaissement du taux de conversion du 2ème pilier le 7 mars 2010. Ils distruberont leur flyers dans les gares de Neuchâtel et de la Chaux-de-Fonds jusqu'au 4 mars.
Recommandations de vote
Les Jeunes Vert-e-s Neuchâtel ont pris position sur les trois objets des prochaines votations fédérales du 7 mars 2010. Ils soutiennent l’article constitutionnel concernant la recherche sur l’être humain ainsi que l’initiative pour l’institution d’un avocat de la protection des animaux et rejettent l’adaptation du taux de conversion minimal de la prévoyance professionnelle.
Réunis mardi 2 février à Neuchâtel, les JVNE ont débattu des trois sujets des prochaines votations et ont décidé de leurs recommandations de vote.
Ne laissons pas des apprentis sorciers jouer avec le corps humain !
Contrairement aux Verts suisses qui laissent la liberté de vote, les JVNE soutiennent l’article constitutionnel concernant la recherche. Ils estiment essentiel que ce sujet soit réglementé au niveau fédéral plutôt que, comme c’est le cas actuellement, de manière disparate au niveau cantonal. La nécessité de garantir des conditions-cadre strictes est fondamentale et devient urgente dans un contexte où la recherche médicale se développe de manière effrénée.
Notre OUI à cet article ne vise pas à encourager la recherche à tout prix. C’est un OUI à plus d’éthique dans un domaine qui en manque cruellement.
Nous regrettons toutefois que l’article constitutionnel mentionne la possibilité d’effectuer des recherches sur les personnes incapables de discernement sans bénéfice direct pour celles-ci. Nous espérons que la loi qui appuiera cet article saura protéger dignement les personnes les plus faibles contre certaines dérives.
Laisser mourir son cheptel pour le prix d’un excès de vitesse ?
Les JVNE ont décidé de recommander le OUI à l’initiative pour l’institution d’un avocat de la protection des animaux après de longues discussions, même si elle a été soutenue par les Verts suisses dès son lancement. En effet, est-ce utile d’inscrire la protection juridique de nos amies les bêtes dans la Constitution alors que de nombreux êtres humains démunis n’ont pas accès à une aide judiciaire acceptable ?
Au delà d’arguments parfois très émotionnels, il y a les faits : la Suisse possède une Loi sur la protection des animaux (LPA) exemplaire, mais ne parvient pas à la faire appliquer. Il suffit de regarder le fossé entre les dispositions pénales prévues par la LPA et les peines effectivement appliquées. En 2009 par exemple, un gardien d’alpage bernois a abandonné ses animaux dans un état lamentable : nombre d’entre eux ont péri et ceci malgré plusieurs avertissements du service vétérinaire. Il n’a écopé au final que d’une amende de 400 francs (plus une peine pécuniaire de 1500 francs avec sursis). Pour faire un parallèle avec la circulation routière, un dépassement de 25 km/h sur une autoroute suisse engendre la même amende.
Contrairement à ce qu’avancent de nombreux opposants à cette initiative, les avocats ne défendront pas tous les chatons abandonnés. Dans les trois-quarts des cas, les procédures administratives qui sont du ressort des vétérinaires cantonaux suffisent. C’est dans le cadre de procédures pénales, uniquement engagées dans les cas graves, que l’avocat des animaux interviendrait. Actuellement, seuls les coupables sont représentés par des avocats qui épluchent les lois pour réduire au minimum la peine de leur client. Pour une application juste de la LPA, les deux parties devraient pouvoir être représentées !
De plus, les coûts seront minimaux si, comme l’initiative le prévoit, les cantons s’unissent pour désigner un avocat commun. De quoi mettre en pratique les intentions de coopération de notre gouvernement cantonal avec le Jura et le Jura bernois…
Privatiser les bénéfices et socialiser les pertes ?
Finalement, c’est tout naturellement que les membres des JVNE présents se sont positionnés contre l’abaissement du taux de conversion minimal de la LPP. Nous estimons que les arguments avancés par le gouvernement, soit l’augmentation de l’espérance de vie et le trop faible taux de rendement des capitaux, sont caducs.
Effectivement, l’augmentation de l’espérance de vie a déjà été prise en compte en 2003 lorsqu’il a été décidé d’abaisser progressivement le taux minimal de conversion de 7,2% à 6,8%, décision qui n’avait alors pas été combattue par référendum.
Plus grave, si le taux de rendement des capitaux est aujourd’hui trop faible, cela est uniquement dû à la crise car il a été très stable ces dernières années. Durant les bonnes années, de nombreuses caisses de pension privées ont redistribué des bénéfices considérables à leurs actionnaires et maintenant que nous traversons une périodes de crise économique, ces mêmes caisses demandent que ce soit les assurés qui paient leurs pertes.
Privatiser les bénéfices, socialiser les pertes ? Les JVNE se font une autre idée de la responsabilité prônée à longueur d’année par les partis bourgeois. Si les bénéfices avaient été mis en réserve afin de faire face aux périodes difficiles, la prévoyance professionnelle ne serait pas en danger aujourd’hui.
Les JVNE recommandent donc aux citoyennes et citoyens neuchâtelois de glisser un NON massif dans l’urne le 7 mars. Pour que les jeunes de notre pays puissent eux aussi avoir droit à un 2ème pilier décent et donc un niveau de vie acceptable lors de leur retraite, nous espérons que le gouvernement saura réformer judicieusement le fonctionnement des caisses de pension plutôt que de simplement continuer à baisser le taux de conversion !
D’ici au 7 mars, les JVNE mettront sur pied différentes actions à travers le canton pour sensibiliser la population neuchâteloise à ces trois problématiques qui sont, à leurs yeux, très importantes.