Comme nous vous l’avions annoncé, nous avons participé samedi à la grande manifestation intitulée « The planet first – people first ».
Le rendez-vous était fixé à 12h30 à Christiansborg, devant le parlement. Des milliers de personnes, de toutes origines : représentants des peuples indigènes qui souffrent plus que d’autres du réchauffement climatique alors qu’ils n’y sont pour rien, ou si peu ; marxistes-léninistes allemands ; communistes venus du fin fond de la Laponie suédoise ; indépendantistes tibétains inquiets de la disparition de leurs glaciers ; syndicalistes paysans, etc. D’autres encore, comme les monarchistes iraniens, dont les raisons de la présence à Copenhague nous paraissent moins évidentes au premier abord. Et, évidemment, des milliers de Vert-e-s, jeunes ou moins jeunes. Des Verts-e-s de partout : beaucoup d’Allemands évidemment, mais aussi des Suédois, des Belges déguisés en ours blancs, des Français, une Marocaine, deux Néo-zélandais et même, quelques Vert-e-s suisses.
Et nous évidemment. Huit Jeunes Vert-e-s neuchâtelois-e-s heureux d’être là, là où les choses se passent, portant fièrement nos coccinelles vertes et pensant à nos marraines et parrains qui nous ont permis d’être présents. Le bonheur pour nous de nous sentir entourés de personnes partageant nos idées et nos préoccupations.
Le succès fut donc au rendez-vous : certains parlent de 30'000 personnes, d’autres de 50'000, d’autres encore de 100'000. Peu importe finalement. Après quelques discours et un peu de flottement, la manifestation s’ébranle : « stop bla bla… Action now ! ». La marée humaine était réellement impressionnante et – du milieu de la manifestation où nous nous trouvions – le cortège ne semblait avoir ni début, ni fin.
Après quelques heures de marche, nous sommes arrivés devant le Bella Center, où ont lieu les négociations. Le soleil se couche tôt en cette saison et la manifestation était désormais éclairée par des centaines de flambeaux et de bougies. Et même par deux lampions en forme de globe terrestre, grâce aux JVNE. Nous écoutons les orateurs qui se succèdent à la tribune, prêtant une oreille particulièrement attentive à Mary Robinson, l’ancienne présidente irlandaise et Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, appelant ses (anciens) pairs à la raison.
Quelques heures après la fin de la manifestation, stupeur : nous apprenons que des violences ont eu lieu. Quelques centaines de casseurs arrêtés. Nous n’avions rien vu, comme probablement la plupart des manifestants, ou plutôt, nous n’avions vu que des manifestants pacifiques, sobres ou colorés, criant ou silencieux. Les médias, malheureusement, ne parleront presque que des casseurs. Nous condamnons évidemment ces violences et rappelons que les Vert-e-s sont partisans, depuis toujours, d’une approche non-violente de la politique et de la vie en général.
Nous ressortons de cette manifestation plus motivé-e-s que jamais à nous battre pour défendre notre planète. « There is no planet B ».

