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Après la Coupe du Monde

La Coupe du Monde est terminée, les supporters des quatre coins de la planète sont rentrés laissant derrière eux les gigantesques stades vides. Que reste-t-il à l'Afrique du Sud? Est-ce qu'un tel événement peut être positif pour un pays dont la situation économique et sociale est si fragile?

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Copenhague, un échec porteur d'espoir?

Par Nesa Zimmermann

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La « délégation JVNE » a quitté Copenhague il y a une semaine déjà. Entre-temps, les participants à la Conférence sont, eux aussi, rentrés dans leur pays respectifs. La « COP 15 », le fameux sommet du climat dont on parlait depuis des mois, est terminée. Alors qu’au début des négociations qui duraient onze jours, le monde entier espérait une réponse aux défis climatiques, une sorte de « marche à suivre » pour éviter le pire, le désenchantement est venu rapidement. Après une semaine, aucun accord n’était encore en vue et la gigantesque manifestation du samedi 12 décembre n’a apparemment pas réveillé les délégués des près de 200 pays présents dans le Bella Center.

La Conférence de Copenhague a été une grande déception non seulement au niveau des résultats, mais également au niveau du déroulement: La présidente de la Conférence a été remplacée parce qu’elle était soi-disant « trop écolo » ; les trois quarts des représentants d’ONG admis à la Conférence se sont soudainement vu retirer leur autorisation et des manifestations autorisées ont été entravées par la police danoise, qui n’a pas hésité à employer la violence contre des activistes pacifiques.

A la fin des onze jours de négociations, aucun véritable accord n’a été trouvé. Une fois de plus, les leaders n’ont pas eu le courage de décider de mesures concrètes et contraignantes, mais ont tout simplement affirmé que de telles mesures seraient nécessaires et remis le problème à plus tard. « Une solution », nous dit-on, « sera trouvée d’ici la prochaine conférence. »

Le CO2 émis par les participants à la Conférence durant ces onze jours est estimé à 41'000 tonnes, cela entre autres grâce à 140 jets privés et 1200 limousines ; probablement plus que le « pseudo-accord » trouvé lors de cette conférence permettra jamais d’économiser.

Malgré tout, la délégation gardera également des souvenirs positifs de ce sommet, et cela notamment parce qu’il nous a fait découvrir la ville de Copenhague et aussi car la mobilisation d’activistes et de jeunes de toute la planète nous a beaucoup impressionnée. Pendant les onze jours de négociations, des centaines de milliers de personnes ont manifesté dans le monde entier. Rien que le samedi 12 décembre, alors que 50'000 à100'000 personnes se rassemblaient dans les rues de Copenhague, 3263 autres veillées ont eu lieu autour du globe. Pendant les derniers jours de la conférence, alors que les négociations n’avançaient pas ou très peu, des nombreuses « actions populaires » ont encore été lancées, telle qu’une pétition électronique visant à faire pression et qui a été signé très rapidement par plus de 14 millions de personnes.

Cela montre que le sujet du réchauffement climatique ne laisse pas indifférents les gens, même s’il est débattu depuis de nombreuses années. Bien au contraire : On peut dire qu’au cours de ces dernières années, il y a eu une certaine prise de conscience au sein des citoyennes et citoyens. Aujourd’hui, la protection du climat est capable de mobiliser d’innombrables personnes. Il ne reste plus qu’à espérer que les personnes qui sont descendues dans les rues comprennent que pour protéger le climat, il ne suffit pas d’en parler comme les leaders politiques pendant onze jours par année, surtout si c’est pour aboutir à un pseudo accord vide de sens. En continuant la mobilisation comme nous l’avons fait pendant ces quelques jours, nous arriverons peut-être à mettre la pression nécessaire sur les politiciens pour qu’enfin ils agissent au lieu parler et qu’ainsi Copenhague devienne le sommet qui aura débloqué la situation même s’il ne fut pas celui qui a accouché d’un accord.