Bien que les JVNE saluent le fait de fixer des valeurs limite d’émission pour le parc automobile suisse, ils réprouvent le remplacement de leur texte par ce contre-projet car il ne vise pas les mêmes objectifs que l’initiative pour laquelle ils se sont mobilisés de nombreux mois.
Faussement rebaptisé « initiative anti-4x4 », le texte proposé ne s’attaque en aucun cas à tous les véhicules pourvus de quatre roues motrices. Il s’en prend plutôt à ceux qui polluent excessivement (plus de 250 g de CO2/km ou diesel sans filtre à particules) et à ceux qui, par leur poids ou leur morphologie, sont dangereux pour les autres usagers de la voie publique (piétons et cyclistes). Il sera par contre toujours autorisé d’utiliser ce type de véhicules pour certaines activités (agriculture, exploitation forestière, etc). Par ce texte, les Jeunes Vert-e-s désirent éliminer du marché des aberrations écologiques, de surcroît dangereuses pour la santé et la sécurité. Ces véhicules, souvent utilisés par des citadins qui n’en ont aucunement besoin, n’ont pas leur place sur nos routes.
La problématique du taux moyen d’émission de CO2 est fondamentale car elle permet d’inciter les constructeurs automobiles à prendre leurs responsabilités et à concevoir des modèles plus écologiques. Selon les JVNE, cette réglementation nécessaire devrait se faire en parallèle à leur initiative et non la remplacer.
Les JVNE espèrent que le peuple suisse saura distinguer les divergences fondamentales entre le contre-projet et l’initiative et votera pour des véhicules plus respectueux des personnes.
