La révision de la LACI engendrerait une précarisation dramatique des sans-emploi et un report de charges massif sur les cantons et les communes en cette période de crise. Alors que le DFE annonce un taux de chômage dépassant les 9% chez les 20-24 ans l’année prochaine, la commission ˝sociale˝ (sic) du Conseil des Etats durcit les conditions du droit aux indemnités pour les jeunes. Les Jeunes VertEs Neuchâtel en dénoncent les conséquences les plus graves.
Précariser les populations les plus fragiles : les jeunes !
Si la révision est acceptée sous sa forme actuelle, les jeunes sortant de formation devront chercher du travail durant une année entière (260 jours ouvrables) avant d’avoir droit à des indemnités de chômage, alors qu’ils devront faire les mêmes démarches que les autres chômeurs qui eux touchent ces indemnités. Les Jeunes VertEs Neuchâtel ne peuvent l’accepter : cela n’incitera ni n’aidera les jeunes à trouver du travail plus rapidement et obligera une grande partie à recourir à l’aide sociale plutôt que de toucher le chômage. Or, un étudiant ou un apprenti ne trouvant pas immédiatement du travail et étant contraint de grossir les rangs de l’aide sociale deviendra une charge pour les cantons et les communes. Ce report de charges est inacceptable !
Limiter la mobilité sociale
Au délai d’attente de 260 jours, la commission ˝sociale˝ du Conseil des Etats ajoute l’élargissement de la notion de « travail convenable » pour les moins de 30 ans, afin de leur imposer d’accepter un emploi hors du domaine de leur formation. En début de carrière, on sait que cela peut avoir des conséquences à long terme sur l’avenir professionnel, au risque d’accentuer les inégalités sociales. En effet, il y aura ceux qui pourront vivre tranquillement aux crochets de papa-maman en attendant de trouver un emploi qui correspond à leur formation et les autres qui se retrouveront pris dans l'engrenage de la précarité de l’emploi voire de la précarité alimentaire, dont il est souvent difficile de sortir.
Nous proposons des solutions !
Les Jeunes Vertes Suisse seront présents à la rencontre entre le DFE et les partis de jeunes le 28 mai prochain. Si la révision est acceptée par le parlement, ils se mobiliseront pour récolter des signatures pour le référendum qui sera lancé par les Associations de Défense des Chômeurs (ADC).

